Une des douze grandes divinités de l’
Olympe [les autres sont :
Zeus,
Héphaïstos,
Poséidon,
Héra,
Hermès,
Arès,
Artémis,
Athéna,
Hestia,
Aphrodite et
Déméter]. Apollon naquit à
Délos, où sa mère
Léto, séduite par Zeus, vint se réfugier afin d’échapper à la fureur jalouse d’Héra. Apollon eut une sœur jumelle, Artémis, en compagnie de laquelle il est souvent représenté dans les légendes.
Dés qu’il apprit sa naissance, Zeus offrit à son fils, une mitre d’or, une
lyre et un
char attelé de Cygnes. Nourri de nectar par la
Titanide Thémis, le nouveau-né devint en quelques jours un magnifique adolescent, qui partit sur son char, muni d’un carquois et de flèches, pour le pays des
Hyperboréens. Après y avoir séjourné un an, il vint à
Delphes et commença là sa carrière. Il se distingua, en effet, non loin de cette ville en tuant le serpent
Python, qui vivait dans une caverne du mont
Parnasse. Mais ses amours sont plus célèbres encore. D’une beauté rayonnante, d’une grande stature, il séduisit de nombreuses
nymphes, telle
Coronis, qui lui donna un fils
Asclépios, que Zeus en colère foudroya. Apollon pour se venger du dieu souverain, perça et tua de ses flèches les
Cyclopes qui avaient forgé la
foudre. Irrité par tant de présomption, Zeus chassa alors Apollon de l’Olympe. On connaît d’autres amours de ce dieu ; il aima la nymphe
Daphné, qui, pour lui échapper, fut transformée en laurier ; il séduisit la nymphe
Clytia, fille d’
Océanos et la changea en héliotrope, lorsque, abandonnée, elle révéla au père de
Leucothoé, sa rivale, les nouvelles amours de son divin amant. Durant son séjour sur la Terre, Apollon trouva une complaisante hospitalité auprès du roi
Admète, dont il garda le troupeau. C’est pourquoi le dieu passait souvent pour le protecteur du bétail. Quand son exil sur la Terre prit fin, il obtint la permission de réintégrer l’Olympe. Les Grecs multiplièrent ses attributions et leur donnèrent parfois un caractère funeste. C’est ainsi qu’il est regardé comme le dieu du châtiment foudroyant. Toutes les morts subites sont le résultat des blessures qu’il inflige de ses traits. Parfois, il condamne l’humanité à une mort plus lente et plus horrible encore en lui envoyant la peste. Pourtant Apollon est avant tout, aux yeux des Grecs, un dieu aimable et le chef des prophéties et de la divination : la
pythie parle en son nom ; inspirateur des musiciens et des poètes, il est alors appelé
Apollon Musagète, la divinité tutélaire de tous les arts, le symbole du soleil et de la lumière civilisatrice. On peut dire sans outrance, qu’Apollon reflète pour les Grecs le génie artistique de leur pays, l’idéal de la jeunesse, de la beauté et du progrès.