Fils de
Cronos et de
Rhéa, l’une des douze grandes divinités de l’
Olympe [les autres sont :
Zeus,
Héra,
Apollon,
Héphaïstos,
Hermès,
Arès,
Artémis,
Athéna,
Hestia,
Aphrodite et
Déméter], dieu de la Méditerranée, fut élevé par les
Telchines. Célèbre, comme tous les
dieux grecs de l’Olympe, par ses amours avec les immortelles, telles Déméter ou
Amphitrite, son épouse légitime, ou même avec des monstres comme
Méduse, il engendra surtout des créatures néfastes, tels les
Cercopes, les
Aloades, ou le
cyclope Polyphème. Il se mêla souvent des affaires des mortels ; avec Apollon, il participa à la construction des murailles de
Troie ; il chercha en vain à ravir à Athéna la suprématie sur l’Attique, et, furieux d’avoir été joué, il frappa de son trident la roche de l’
Acropole d’
Athènes, qui en portait encore la trace à l’époque historique. Il disputa sans succès à
Hélios la ville de Corinthe et à Héra celle d’
Argos. Au cours de la guerre de Troie, il prit le parti des Grecs, par rancune contre les Troyens, qui ne s’étaient pas acquittés de leur dette, lorsqu’il construisit leur mur. Il consentit cependant à protéger
Énée, en le dérobant à la vue d’Achille, qui s’apprêtait à le tuer.
Dieu des tremblements de terre et dieu des éléments liquides, dont la représentation la plus impressionnante est la mer dans son immensité et sa puissance sauvage, Poséidon réside au fond des eaux. Parfois, il sort de son palais sur un
char attelé de chevaux aux couleurs d’algues et d’écume, pour diriger les mouvements des flots, apaiser ou susciter les tempêtes, en frappant la mer de son trident ou en hurlant des ordres de son énorme et profonde voix. Les marins le vénèrent et l’implorent afin d’obtenir une bonne traversée. Son pouvoir s’étend non seulement sur l’élément marin mais aussi sur les eaux douces et les
nymphes ; ainsi, il concourt, en dissipant l’humidité, à la fertilité des champs et il est souvent considéré comme une divinité agraire.